Vu de l’esprit

Ton sosie. Deux fois en deux jours. Deux personnes différentes. Deux cafés différents. Un aperçu de ce à quoi tu pourrais ressembler huit ans plus tard.

Floutés par la fumée de tes gitanes, les souvenirs n’existent plus. Si seulement toi aussi.

Mais tu aimes rappeler n’est-ce-pas ? Insidieusement, fidèle au moins à toi-même.

Sans exception, tu rentres des les rangs au dessus desquels seule l’illusion t’élevait.

Mais au fond, ta capacité à surprendre n’existe que pour égaler celle de ton courage. Une vue de l’esprit.

Rien n’exista, pourtant tout persista.

Cette lâcheté partagée, elle rime si bien avec cette idée tellement parfaite construite autour de toi et qui n’était pas toi.

Vu de l’esprit, c’était inouï. Vu d’ici, c’est dommage.

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